"Nos jours heureux"; "Bled number one"; "American dreamz"; "Conversations avec une femme"; "Poseidon; "Isolation"; "Les irréductibles"; "Cars"

"Nos jours heureux"; "Bled number one"; "American dreamz"; "Conversations avec une femme"; "Poseidon; "Isolation"; "Les irréductibles"; "Cars"
Semaine du 13 juin au 22 juin 2006:

Nos jours heureux (13.06), film de Eric Toledano et Olivier Nakache [comédie]:
Vincent Rousseau dirige pour la première fois une colonie de vacances et se retrouve plongé pendant trois semaines dans l'univers des colos avec petites histoires et gros soucis à la clef! Vincent se retrouve alors confronté à la vie mouvementée du camp, de ses animateurs plus ou moins professionnels et des ados pas toujours évidents à gérer...
Mon avis: "Nos jours heureux" c'est la comédie idéale pour cet été. Même si la mise en scène reste assez simple, le film du duo Nakache/Toledano, qui avait déjà fait ses preuves avec "Je préfère qu'on reste amis", reste drôle, réaliste et à la fois mise sur les caricatures. Ceux qui ont passés leurs meilleures années de jeunesse en colo ou voyage scolaire s'y retrouveront. D'autant plus que cette joyeuse ribambelle d'enfants est accompagnée par des animateurs extras, notamment JP Rouve qui n'en finit plus de nous étonner. Bref un divertissement de qualité avec personnages attachants, qui n'est pas loin de nous rappeller "Le maître d'école" avec Coluche! Un vrai moment de bonheur et de fraîcheur!
Note des cinés blogueurs: 4/5 par Moi (3.5/5); Stéphane(4/5); Magou(4.5/5)

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Bled number one (14.06), film de Rabah Ameur-Zaimeche [drame]:
A peine sorti de prison, Kamel est expulsé vers son pays d'origine, l'Algérie. Cet exil forcé le contraint à observer avec lucidité un pays en pleine effervescence, tiraillé entre un désir de modernité et le poids de traditions ancestrales.
Mon avis: Entre fiction et réalité documentaire proche du néoréaliste italien, le cinéaste nous emmène au fin fond de son pays qu'est l'Algérie où traditions et folklores sont les maîtres mots de cette chronique bien personnelle. Je n'ai pas su trouver ma place dans ce film, je n'ai pas pu poser un regard particulier me laissant entraîner dans l'ennui. Très réaliste certes mais "Bled number one" est d'une monotonie parfoie exacerbée. Ce film se regarde par séquences, et je retiendrai particulièrement celle où la soeur entonne une chanson a capella, moment chargé d'émotion ! En dehors de cela, je n'ai pas su trouver un réel sentiment vis-à-vis de ce film, j'ajouterai simplement que ce n'est pas ma tasse de thé!
Note des cinés blogueurs: 2/5 par Moi (2/5)

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American dreamz (14.06), film de Paul Weitz [comédie]:
L'émission American Dreamz rassemble des centaines de millions de téléspectateurs avides de voir s'affronter de jeunes chanteurs pop en quête de gloire. Mais le présentateur Martin Tweed veut faire encore mieux - plus démago, plus trashy, plus vachard, en un mot, plus "réel".
Une campagne de recrutement livre son lot de candidats hors normes. La formule séduit plus que jamais et les sondages atteignent de nouveaux sommets.
C'est alors que l'ambitieux "Tweedy" a l'idée de génie d'inviter... l'hôte de la Maison Blanche à arbitrer la finale. Réfugié dans ses appartements privés, le Président Staton a désespérément besoin de regagner la confiance du peuple. Et quel meilleur tremplin qu'American Dreamz, la seule émission de télé-réalité capable de faire d'un nul une star ?
Tweed anticipe déjà une finale explosive. Elle le sera à plus d'un titre...
Mon avis: En abordant les sujets houleux de la Grande Amérique tels que le terrorrisme, les busheries et la real tv, le réalisateur de la trilogie "American Pie" nous sert une oeuvre plutôt pâlote où les acteurs n'arrivent pas à rentrer dans leur rôle. Humour peu convaincant, c'est une comédie peu recherchée, Weitz ne cherche pas à aller plus loin dans le satirique. "American dreamz" n'est pas convaincant, on a vite fait de l'oublier!
Note des cinés blogueurs: 2/5 par Moi (2/5)

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Conversation(s) avec une femme(15.06), film de Hans Canosa [romance]:
Un homme, une femme.
Leurs retrouvailles un soir de mariage.
Quelques coupes de champagne et le passé refait surface...

Mon avis: "Conversations..." a la particularité d'être filmé entièrement en split-screen, presque à huis clos et dans la même unité de temps (à l'exception des flashbacks). Au départ, on est un peu désemparé par cette mise en forme, notamment quand on doit suivre silmutanément deux plans, parfois différents quand il ya flashbacks, et en plus les sous-titres (lorqu'on le voit en VO). L'exercice n'est pas de tout repos pour nos yeux mais pas impossible non plus, et finalement on se laisse emporter par la romance de nos deux héros. L'histoire est pourtant des plus banales, deux anciens amours de jeunesse se retrouvent 20 ans plus tard lors d'un mariage, et le passé ressurgit. Bien qu'il soit rempli de secrets que nous découvrons tout au long de leur nuit. Bref une agréable comédie sentimentale qui vaut le détour par sa mise en forme !
Note des cinés blogueurs: 3/5 par Moi (3/5)

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Poseidon(17.06), film de Wolfgang Petersen [aventures]:
Une nuit de Saint Sylvestre festive a commencé au milieu de l'Atlantique Nord, sur le luxueux navire de croisière Poséidon. De nombreux passagers se sont rassemblés dans l'opulente salle de bal pour fêter dignement l'événement avec le capitaine Bradford.
Pendant ce temps, le second scrute avec inquiétude l'horizon du haut de la passerelle. La menace surgit en quelques secondes, sous la forme d'une vague géante de plus de 30 mètres de haut, fonçant à toute allure sur le navire. Le second redresse la barre pour éviter un choc frontal, mais il est déjà trop tard.
La muraille d'eau se fracasse avec une violence inouïe sur le paquebot qu'elle retourne, quille en l'air. Quelques centaines de rescapés se retrouvent dans la salle de bal, encore intacte quoique située sous la ligne de flottaison...

Mon avis: "Poseidon" est une série B bien hollywoodienne dénuée de crédibilité. Pour un film-catastrophe, la clé de ce genre ne se fait pas attendre, au bout de 10 mns de film une énorme vague engloutit le bateau laissant peu de survivants. Seuls quelques passagers téméraires vont pouvoir s'en sortir. Le schéma scénaristique reste assez classique: parmi les rescapés nous avons droit à la présence d'un gosse, d'un vieux, de femmes et d'un bellâtre aux yeux bleus qui sait tout sur tout. Les situations s'enchaînent dans la plus grande confusion et dans la plus grande superficialité (tiens une bouteille d'eau???!!!). On connaît peu les personnages, ils manquent en effet de profondeur, au point même qu'on se fout un peu de leur destin!! Pour clore sur la déferlante des défauts, il faut également relever un scénario tout à fait ridicule (hélas, je l'ai vu en VF), totalement inapproprié aux situations des personnages, voire même grotesque! Un vrai navet trop facile, Petersen a fait mieux!!
Note des cinés blogueurs: 1/5 par Moi (1.5/5); Magou(0.5/5)

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Isolation (18.06), film de Billy O'Brien [épouvante]:
Dan Reilly a tout fait pour sauver sa modeste exploitation agricole.
A deux doigts de la faillite, il accepte de soumettre son bétail à des "tests de fécondation" menés par un laboratoire de biotechnologie sous le contrôle de la vétérinaire locale Orla, son ex-compagne. A l'occasion d'un examen de routine, Orla découvre de troublantes anomalies dans le processus et alerte son patron, John.
Mais il est déjà trop tard : une terrifiante mutation est en train de s'accomplir et, en l'espace de quelques heures, la situation va virer au cauchemar...

Mon avis: "Isolation" est un thriller angoissant et étouffant sur les modifications génétiques dont on ne ressort pas indemme. Du début jusqu'à la fin, le cinéaste maîtrise sa caméra avec nervosité de manière à nous enliser dans cette chasse de bovidés et foetus monstrueux, difformes, dangereux et repoussants. On connait peu le cinéma irlandais, vous avez là l'occasion de découvrir un film réussi dans son genre !
Note des cinés blogueurs: 3.5/5 par Moi (3.5/5)

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Les irréductibles(20.06), film de Ron Howard [comédie dramatique]:
Pas simple de se recaser à 40 ans quand on vient de perdre son boulot et qu'on a aucun diplôme ! Malgré leur solide expérience professionnelle, Michel et Gérard en font l'amer constat : pas de bac, pas d'emploi !
Puisqu'il faut se "recycler", Michel décide de passer ce bac qu'il n'a jamais décroché. Il entraîne son pote Gérard au lycée, où il retrouve son fils, Philippe, bien peu concerné par la perspective de l'examen.
Ce pari insensé ne manquera pas de provoquer l'incompréhension de leur entourage et l'ironie des voisins de cette petite ville du Bordelais où rien ne se dit, mais où tout se sait. Il leur permettra surtout de retrouver la plus importante des armes : la confiance en soi !
Mon avis: Ces irréductibles là sont irrésistibles. Où comment deux ouvriers au chômage se retrouvent sur les bancs du lyçée afin de passer leur bac, diplôme désormais essentiel pour trouver un nouveau boulot. L'idée est certes séduisante, et en plus elle est bien traitée. Gamblin et Kad Merad interprètent avec beaucoup de justesse et de sentiments. La photo, pouratnt, est assez terne afin qu'elle soit proche de la vision du quotidien mais elle ne fonctionne pas avec ce genre de film. A la fois amusant et émouvant, "Les irréductibles" ne tombent jamais dans le superficiel! Traité très simplement, ce film charmerait plus d'un spectateur à l'heure où les résultats des examens sont entrain de tomber.
Note des cinés blogueurs: 3/5 par Moi (3/5)

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Cars(20.06), film de John Lasseter [animation]:
PaFlash McQueen, une splendide voiture de course toute neuve promise au succès, découvre que dans la vie, ce n'est pas de franchir la ligne d'arrivée qui compte, mais le parcours que l'on a suivi. Parti pour participer à la prestigieuse Piston Cup, il atterrit suite à une déviation dans la petite ville tranquille de Radiator Springs, sur la Route 66.
McQueen va apprendre à connaître Sally (une élégante Porsche 2002), Doc Hudson (une Hudson Hornet 1951 au passé mystérieux), et Mater (une dépanneuse rouillée mais à qui on peut faire confiance). Ils vont l'aider à découvrir qu'il y a des choses plus importantes que les trophées, la gloire et les sponsors...!
Mon avis: Le dernier Pixar est tout bonnement réussi. Moi qui suis contre la 3D dans le film d'animation, j'avoue avoir été séduit par ce film rempli de bons sentiments. "Cars" a réussit l'audace d'humaniser des voitures et ainsi de les rendre attachantes. Emtion, humour, amour, tendresse, morale...tant d'ingrédients sont présents pour perpétuer la tradition Disney! (pas à 100% of course). Si le film dure 2 heures, on ne voit pas le temps passer, on se laisse emporter par la fougue de nos personnages, même si le scénario est souvent prévisible et donne une sensation de déjà-vu. En plus le graphisme est réussi !! A voir en VO, c'est mieux !
Note des cinés blogueurs: 3.5/5 par Moi (3.5/5)

The End

# Posté le jeudi 22 juin 2006 18:55

Modifié le mardi 22 mai 2007 12:41

Qui suis-je?

Qui suis-je?
Moyen = Cinéaste pour 4 points !
INDICES
1) J'ai un père très célèbre = Francis Ford Coppola
2) Dans mes films, j'aime traiter le thème de la jeunesse
3) Ma filmographie en tant que cinéaste est dense en qualité mais pas en quantité = 3 longs-métrages à ce jour !



La réponse était bien sûr Sofia Coppola, bravo à Michael qui a été le plus rapide et qui remporte les deux points!

# Posté le lundi 12 juin 2006 17:37

Modifié le jeudi 22 juin 2006 10:25

"Dans la peau de Jacques Chirac"; "Hooligans"; "Le passager de l'été"

"Dans la peau de Jacques Chirac"; "Hooligans"; "Le passager de l'été"
Semaine du 5 juin au 11 juin 2005: Cette semaine a été synonyme des premières vraies vacances d'été. Du coup j'ai un peu boudé le cinéma en partant deux jours sur Arcachon, profitant ainsi du soleil, de la plage et des mouettes... ah, ça c'est le pied !
Deux avant-premières auront lieu la semaine prochaine à l'ugc: la première le mardi 13 en compagnie de JP ROUVE et d'Omar SY; et la deuxième le mercredi 14 en compagnie de Frédérique BEL. Sur ce bonne semaine ciné !!

Dans la peau de Jacques Chirac (05.06), film de Karl Zéro [epouvante-fantastique]:
Autobiographie non autorisée. Docu-marrant. Un hommage à notre plus grand acteur français. De 1967 à nos jours, Jacques Chirac est apparu tous les jours à la télévision : des millions d'heures de gestes d'automate, de diction saccadée, de cavalcades fiévreuses. Et si à l'heure du bilan, Jacques Chirac décidait de dire tout, de rétablir sa vérité ?
C'est le pari de Dans la peau de Jacques Chirac : Karl Zéro et Michel Royer revisitent les meilleurs moments de ces quarante années d'archives de la "geste chiraquienne". C'est le Président lui-même qui justifie le sens de cette quête éperdue du pouvoir... quand la réalité dépasse la fiction

Mon avis: Les grands dirigeants de notre monde deviennent les cibles favorites des cinéastes documentaristes. Michael Moore avait fait trembler l'administration Bush avec son "Farheineit 9/11"; Sabina Guzzanti a décridibilisé Berlusconi avec "Viva Zapatero"; il fallait bien qu'un jour Chirac en fasse les frais de sa politique. Et c'est Karl Zéro qui se retrouve aux commandes de ce docu assez sympathique où se mêlent réalité des archives et fiction de la voix off. "Dans la peau de Jacques Chirac" n'est pas une chronologie des faits, mais un enchainement des thèmes (dont les transitions sont réussies) abordés par Chirac pendant sa carrière tels que le chômage ou la drogue. En sélectionnant les images qui ont fait les beaux jours des "Enfants de la télé" ou autres emissions de bêtisers en tout genre, Karl Zéro parvient facilement à amuser la salle. On n'apprend rien, c'est sûr, sauf que le pays est dirigé par une catastrophe ambulante depuis 11 ans. Mais ça tout le monde le sait! Reste qu'à se réjouir de cette rétrospective drôle et satirique.
Note des cinés blogueurs: 3/5 par Moi (3/5)

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Hooligans (05.06), film de Lexi Alexander [drame]:
Renvoyé de la prestigieuse université de Harvard pour un délit qu'il n'a pas commis, Matt Buckner part se faire oublier chez sa soeur en Angleterre. Là-bas, il découvre la fièvre qu'engendre le football, et surtout les groupes de supporters qui défendent l'image et la réputation de leur club comme une religion.
Sensible à l'esprit de camaraderie et à cette volonté d'absolu, Matt se laisse entraîner, mais prend aussi peu à peu conscience des coulisses d'un sport dont les joueurs sont les seigneurs et les fans les mercenaires... Ces cercles très fermés sont prêts à tout pour renforcer leur réputation et asseoir leur suprématie. La compétition ne se déroule pas que sur les stades, et entre ces groupes extrêmes, il n'y a jamais d'arbitre.
Face à sa conscience et son passé qui le rattrape, Matt va devoir choisir ses règles du jeu....

Mon avis: La caméra d'Alexander s'immisce au coeur des hooligans, de leur passion et de leur sentiments. "Hooligans" ne dévalorise pas cette bande sans pitié dont seul le mot violence colle à leurs lèvres, au contraire il les humanise. Le montage et la mise en scène sont agressifs ce qui rend cette violence encore plus brutale, plus sanguinolente. Mise en forme et histoire se contredisent, ce qui bafoue une certaine crédibilité de la réalité! On peut regretter par ailleurs ce trop plein de sentiment à l'américaine!
Note des cinés blogueurs: 3.5/5 par Moi (3.5/5)

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Le passager de l'été (06.06), film de Florence Moncorgé-Gabin[drame]:
En 1950, dans le Cotentin, Monique, femme de caractère à la volonté de fer, a repris la ferme que son mari a quittée pour ne jamais revenir. Elle tiendra la ferme, avec dignité, abnégation, oubliant sa beauté, sa vie, s'oubliant elle-même.
Sa fille, Jeanne, institutrice au village, n'en a cure et ne rêve elle, que de partir à la ville. Jeune, belle, romanesque... ses jolis yeux racontent déjà une autre histoire. L'affrontement avec sa mère est écrit en filigrane.
La pharmacienne Angèle ne pense qu'aux garçons. Amie et confidente de Jeanne, elle accepte son quotidien avec son charme dont elle sait jouer.
Joseph, commis de ferme saisonnier, arrive un matin à la ferme pour trouver du travail. Homme libre, personnage fort, fier, à la limite de l'arrogance, ancré dans les anciennes valeurs du travail bien fait, il va bouleverser la vie de ces trois femmes...

Mon avis: Encore une de ces chroniques de la France profonde des années 50, cela devient une mode au cinéma depuis "Les choristes". Et que penser de ce "Passager de l'été"?!! ce n'est qu'une banale histoire à l'eau de rose qui joue sur la nostalgie comme parmi tant d'autres. On ne peut ne pas penser à "L'équipier" où le scénario n'exempt pas quelques similitudes. Un film lourd et peu interressant sauvé de justesse par la prestation de Catherine Frot !
Note des cinés blogueurs: 2/5 par Moi (2/5)


The End

# Posté le samedi 10 juin 2006 19:57

Modifié le mardi 22 mai 2007 12:39

Légende: Claude Piéplu (1923-2006)

Légende: Claude Piéplu (1923-2006)
A chacun de mes passages, je rend hommage à un grand du cinéma disparu.
Aujourd'hui: Claude Piéplu.

L'immense acteur nous a quitté le 24 mai dernier, l'occasion de rendre un dernier hommage à ce comédien populaire. Il est l'un des souvenirs de ma jeunesse lorsque je regardais les De Funès avec ma famille. Sa voix railleuse et inoubliable nous manquera.
Son nom est entré dans la légende !


Biographie:

Fils de parents divorcés, Claude Piéplu passe son certificat d'études puis travaille comme grouillot dans une banque. Mais il ne tarde pas à bifurquer vers l'activité qui l'attire dès son plus jeune âge : la comédie. Se formant auprès de Maurice Escande, il débute sur les planches en 1944 aux Mathurins aux côtés de Gérard Philipe et Maria Casarès dans Federigo de Mérimée et intègre bientôt la compagnie Renaud- Barrault. C'est d'ailleurs dans D'homme à hommes, un film dont Jean-Louis Barrault tient la vedette, qu'il fait sa première apparition au cinéma en 1948. Mais le comédien se consacre essentiellement au théâtre, notamment au sein de la compagnie de Jacques Fabbri à la fin des années 50.
A partir des années 60, la silhouette de Claude Piéplu, quelque part entre le hibou et le matou, se fait plus présente dans le cinéma comique français. L'acteur incarne en 1961 un notaire dans La Belle Américaine de Robert Dhéry avec Louis De Funès, comédien qu'il retrouvera à plusieurs reprises, du gendarme de Saint-Tropez à Rabbi Jacob en passant par Hibernatus. Mais sa célébrité, Piéplu la doit surtout à sa voix, et à un programme télévisé lancé à la veille de Mai 68, qui fit du bruit dans les chaumières : les Shadoks. Dans cette série animée, l'acteur se fait le commentateur des faits et gestes de drôles de bestioles appelées Shadoks (à ne pas confondre avec les Gibis), nées de l'imagination de Jacques Rouxel (lui-même décédé il y a quelques mois), et dont la principale activité est de pomper. Nombre de téléspectateurs sont scandalisés devant tant de non-sens, mais on ne compte plus aujourd'hui les nostalgiques de ce programme qui ressemblait à l'acteur : drôle, libre, anticonformiste.
En toute logique, ce sont des maîtres de la subversion qui offrent à Piéplu deux de ses rôles les plus marquants dans les années 70 : Chabrol lui fait jouer un notable cocu dans Les Noces rouges et Buñuel un colonel excentrique dans Le Charme discret de la bourgeoisie ?les rôles de militaire et garde-chiourme en tous genres sont légion dans la carrière de l'acteur (Le Pistonné, La Meilleure façon de marcher). Il tourne avec la plupart des artisans du cinéma populaire, les Mocky, Berri, Zidi (La Moutarde me monte au nez) et autres Yves Robert, mais travaille également avec Becker, Duvivier, Blier, Costa-Gavras (Section spéciale), Polanski (Le Locataire) ou Deville : il est un des quatre étranges joueurs de bridge du Paltoquet, prestation qui lui vaut une nomination au César du Meilleur second rôle en 1987. A la même époque, il est sollicité par de jeunes auteurs singuliers ( Davila, Frot-Coutaz), tandis que le grand public le retrouve dans les films de Jugnot ou sur le petit écran (il est le très distingué "homme aux clés d'or" de Palace). Si sa dernière apparition au cinéma date de 1999 (en druide Panoramix dans le premier Astérix), ce citoyen engagé continuait, quelques mois avant sa mort, de défendre sur scène les textes d'auteurs contemporains.


Filmographie:

- Astérix et Obélix contre César (1998), de Claude Zidi
- Fallait pas !... (1996), de Gérard Jugnot
- Les Faussaires (1994), de Frédéric Blum
- Casque bleu (1993), de Gérard Jugnot
- Après après-demain (1990), de Gérard Frot-Coutaz
- Suivez cet avion (1989), de Patrice Ambard
- Le Paltoquet (1986), de Michel Deville
- Beau Temps mais orageux en fin de journee (1986), de Gérard Frot-Coutaz
- La Galette du roi (1985), de Jean-Michel Ribes
- Le Roi et l'oiseau (1979), de Paul Grimault
- Ils sont grands, ces petits (1979), de Joël Santoni
- Le Pion (1978), de Christian Gion
- Chaussette surprise (1978), de Jean-Francois Davy
- Le Sucre (1978), de Jacques Rouffio
- Vas-y maman (1978), de Nicole de Buron
- Et vive la liberté (1977), de Serge Korber
- Dites-lui que je l'aime (1977), de Claude Miller
- Le Mille-pattes fait des claquettes (1977), de Jean Girault
- L'Apprenti salaud (1977), de Michel Deville Etienne Forelon,
- L'Ordinateur des pompes funèbres (1976), de Gérard Pirès
- Le Locataire (1976), de Roman Polanski
- Calmos (1976), de Bertrand Blier
- La Meilleure façon de marcher (1975), de Claude Miller
- Les Galettes de Pont-Aven (1975), de Joël Seria
- C'est dur pour tout le monde (1975), de Christian Gion
- Section spéciale (1974), de Costa-Gavras
- Le Fantôme de la liberté (1974), de Luis Buñuel
- La Moutarde me monte au nez (1974), de Claude Zidi
- Les Aventures de Rabbi Jacob (1973), de Gérard Oury
- Défense de savoir (1973), de Nadine Trintignant
- Les Noces rouges (1973), de Claude Chabrol
- La Gueule de l'emploi (1973), de Jacques Rouland
- Elle court, elle court la banlieue (1972), de Gérard Pirès
- Le Charme discret de la bourgeoisie (1972), de Luis Buñuel
- Le Drapeau noir flotte sur la marmitte (1971), de Michel Audiard
- Sex-shop (1971), de Claude Berri ier
- La Coqueluche (1971), de Christian-Paul Arrighi
- Le Pistonné (1970), de Claude Berri
- Hibernatus (1969), de Edouard Molinaro
- Clerambard (1969), de Yves Robert
- La Prisonnière (1968), de Henri-Georges Clouzot
- Le Diable par la queue (1968), de Philippe de Broca
- Si j'étais un espion (Breakdown) (1967), de Bertrand Blier
- L'Ecume des jours (1967), de Charles Belmont
- Diaboliquement votre (1967), de Julien Duvivier
- La Bourse et la Vie (1965), de Jean-Pierre Mocky
- Le gendarme de Saint-Tropez (1964), de Jean Girault
- Une Souris chez les hommes (1964), de Jacques Poitrenaud
- Les Copains (1964), de Yves Robert
- Un Drôle de caïd (1964), de Jacques Poitrenaud
- Faites sauter la banque (1963), de Jean Girault
- Comment réussir en amour (1962), de Michel Boisrond
- Le Diable et les dix Commandements (1962), de Julien Duvivier
- La Chambre ardente (1962), de Julien Duvivier
- La Belle Américaine (1961), de Robert Dhéry
- Un Nommé La Rocca (1961), de Jean Becker
- La Française et l'amour (1960), de Michel Boisrond
- Le Caïd (1960), de Bernard Borderie
- Adorables démons (1957), de Maurice Cloche
- D'homme à hommes (1948), de Christian-Jaque

# Posté le samedi 03 juin 2006 13:05

Bilan Mai 2006

Le mois de mai est déjà fini, l'occaz de faire le bilan des notes des cinés blogueurs. Notez pour chaque film que vous avez pu voir afin de voir sa popularité, c'est grâce à vous que les tendances se renverseront !
Je compte sur vous ! Merci !
Je rappelle le barême:
- 0/5 J'ai détesté (rentre dans mon flop de l'année);
- 1/5 J'ai pas vraiment aimé;
- 2/5 J'ai moyennement aimé;
- 3/5 J'ai apprécié;
- 4/5 J'ai beaucoup aimé;
- 5/5 J'ai adoré (rentre dans mon top de l'année).


Mai 2006:
- Mission impossible3: 3.12/5 par Seb the King; Matthieu; Stéphane; Jess
- Un ami parfait: 3/5 par Seb the King
- Silent Hill: 2/5 par Seb the King
- Chromophobia: 2.66/5 par Seb the King; Cinéfan; Ahotep
- Antartica: 2.25/5 par Seb the King; Jess
- C.R.A.Z.Y.: 3.16/5 par Seb the King; Stéphane; Jess
- Les aiguilles rouges: 2/5 par Seb the King
- Uno: 4/5 par Seb the King
- A bittersweet life: 4/5 par Seb the King
- Comme t'y es belle !: 2.83/5 par Seb the King; Magou; Jess
- Secrets de famille: 3/5 par Seb the King
- Volver: 4.5/5 par Seb the King; Jess; Ahotep; Magou
- Le caïman: 4/5 par Seb the King
- Zidane: 2/5 par Seb the King
- Duelist: 2.5/5 par Seb the King
- X-Men 3: 3.16/5 par Seb the King; Jess; Ahotep
- Marie-Antoinette: 3.5/5 par Seb the King; Jess
- Da Vinci code: 2.83/5 par Seb the King; Christine ; Magou; Jess
("Désirs humains" et "Le secret derrière la porte" ne comptent pas car il ne sont pas sortis cette année !)

Avril 2006: (Vous pouvez encore noter !)
L'age de glace 2 est celui qui remporte le plus de succés avec 4.16 pour 9 voix

- Burt Munro: 4.5/5 par Seb the King
- Romanzo Criminale: 2.25/5 par Seb the King; Ahotep
- La doublure: 3.8/5 par
Seb the King; Dakota; Gusto; Christine ; Jess
- Carmen:1.5/5 par Seb the King
- Separate lies: 3/5 par Seb the King
- L'âge de glace 2: 4.16/5 par Seb the King; Lilou; Nadège; Stéphane; Gusto; Ahotep; Christine ; Magou; Jess
- La planète blanche: 4/5 par Seb the King; Ahotep
- Destination finale 3: 1/5 par Seb the King
- Renaissance: 2.75/5 par Seb the King; Jess
- Astérix et les vikings: 3/5 par Seb the King
- The wild: 2/5 par Seb the King
- Basic instinct 2: 2.5/5 par Seb the King; Jess
- 16 blocs: 3/5 par Seb the King
- Rent: 5/5 par Seb the King
- Frères d'exils: 4/5 par Seb the King
- Inside man: 3.5/5 par Seb the King; Cinéfan; Ahotep; Christine ; Jess
- Les enfants du pays: 2/5 par Seb the King
- The secret life of words: 5/5 par Seb the King
- Camping: 3/5 par Seb the King; Ahotep; Jess
- Oss 117: 4/5 par Seb the King; Cinéfan; Stéphane; Loulou; Jess
- On va s'aimer: 3/5 par Seb the King; Jess
- Les filles du botaniste: 3/5 par Seb the King; Ahotep; Christine
- Transamerica: 3.75/5 par Seb the King; Jess
- V pour Vendetta: 3.66/5 par Seb the King;Cinéfan; Jess
(La femme au portrait ne compte pas car il n'est pas sorti cette année !)

Mars 2006: (Vous pouvez encore noter !)
Essaye-moi est celui qui remporte le plus de succés avec 4.62 pour 4 voix

- Nanny Mc Phee: 3.25/5 par Seb the King; Jess
- Reefer Madness: 2.5/5 par Seb the King
- Un printemps à Paris: 3/5 par Seb the King
- Enfermés dehors:4.33/5 par Seb the King; Cinéfan; Lilou
- Cabaret paradis: 2.5/5 par Seb the King
- Hell: 3/5 par Seb the King; Ahotep
- Célibataires: 1/5 par Seb the King
- La panthère rose:2/5 par Seb the King; Lilou; Nadège
- L'affaire Josey Aimes: 4.5/5 par Seb the King; Jess;
- Les bronzés 3: 2.66/5 par Seb the King; Loulou; Oriane ; Nadège; Christine ; Gusto
- Mémoires d'une geisha: 3.16/5 par Seb the King; Ahotep; Gusto
- L'ivresse du pouvoir: 2/5 par Seb the King
- Essaye moi: 4.62/5 par Seb the King; Stéphane; Magou; Nadège
- Les producteurs: 2/5 par Seb the King
- Toi et moi: 1.5/5 par Seb the King; Magou
- Aurore:2/5 par Seb the King
- Truman Capote:3.5/5 par Seb the King; Gusto
- Wu Ji, la légende des cavaliers du vent: 2.5/5 par Seb the King; Gusto
- Le passager: 2.5/5 par Seb the King
- Les brigades du tigre: 2.25/5 par Seb the King; Magou
- Du jour au lendemain: 3.25/5 par Seb the King; Stéphane
- Quatre étoiles: 3.6/5 par Seb the King; Magou; Pruny; Stéphane; Gusto
- Un...deux...trois...dansez: 5/5 par Seb the King
- Jean-Philippe: 3.3/5 par Seb the King; Magou; Stéphane; Alphonse; Mimi


Février 2006:(Vous pouvez encore noter!)
Brokeback mountain est celui qui remporte le plus de succés avec 4.12 pour 8 voix.

- Les dames de Cornouailles: 4/5 par Seb the King
- Vers le sud: 4/5 par Seb the King; Cinéfan
- La véritable histoire du petit chaperon rouge: 2/5 parSeb the King; Cinéfan; Jess
- Syriana: 2.5/5 par Seb the King; Magou; Lilou; Cinéfan
- The King: 4/5 par Seb the King
- Je vous trouve très beau: 4/5 par Seb the King; Cinéfan2006; Oriane; Gusto
- Bambi 2: 3.75/5 par Seb the King; Magou
- Le temps des porte-plumes: 3/5 par Seb the King: Lilou
- Le secret de Brokeback Mountain: 4.12/5 par Seb the King; Kidmanfan; Lilou; Magou; Cinéfan; Jess; Ahotep
- Bubba Ho-Tep: 1.66/5 par Seb the King; Toma; Magou
- Munich: 3.5/5 par Seb the King; Cinéfan; Jess; Ahotep
- Petites confidences à ma psy: 3.5/5 par Seb the King; Nadège; AhotepJess; Magou
- Nouvelle Cuisine: 3/5 par Seb the King
- Down in the valley: 3/5 par Seb the King
- Walk the line: 4.33/5 par Seb the King; Jess; Gusto
- Le nouveau monde: 2.5/5 par Seb the King; Cinéfan
- Braqueurs amateurs: 2.5/5 par Seb the King; Nadège


Janvier 2006: (Vous pouvez encore noter!)
Jarhead est celui qui remporte le plus de succés avec 4.30 pour 5 voix.

- Le monde de Narnia: 3.21/5 par Seb the King; Michael; OrianeJess; Lilou; Emmy; Gusto
- Chicken little: 3/5 par Seb the King
- Une vie inachevée: 3/5 par Seb the King
- Habana blues: 5/5 par Seb the King
- La vérité nue: 4/5 par Seb the King; Cinéfan2006; Gusto
- Jarhead: 4.30/5 par Seb the King; Cinéfan2006; Jess; Emmy; Gusto
- Angel-A: 3.66/5 par Seb the King; Cinéfan2006; Gusto
- The constant gardener: 3.5/5 par Seb the King; Jess; Emmy; Ahotep; Gusto
- Good night and good luck: 3/5 par Seb the King; McFly; Cinéfan2006; Jess; Gusto
- Bandidas: 2.13/5 par Seb the King; Théo; Emmy; Ahotep
- Un ticket pour l'espace: 3.16/5 par Seb the King, Cinéfan2006; Théo; Lilou; Oriane; Gusto
- Toute la beauté du monde: 3.62/5 par Seb the King; Magou; Lilou; Stephane
- Orgueil et préjugés: 4/5 par Seb the King; Jess; Emmy; Gusto
- Madame Henderson présente: 3.66/5 par Seb the King; BernardMinet; Gusto
- Fauteuils d'orchestre: 3.66/5 par Seb the King; Lilou; Sarah; Stephane; Jess; Gusto
- Lord of war: 4/5 par Seb the King; Cinéfan; Jess; Gusto

A VOUS DE JOUER !!

# Posté le samedi 03 juin 2006 08:29

Modifié le samedi 08 juillet 2006 12:06